Reconnue d’utilité publique, l’association Le deuxième Observatoire est constituée d’un Centre de compétence en matière de risques psychosociaux (RPS) et de harcèlement dans le cadre du travail, ainsi que d’un Institut romand de recherche et de formation sur les rapports de genre, dont le siège est à Genève.

Le deuxième Observatoire a été fondé en 1998 à Genève par des universitaires de diverses disciplines provenant de différents cantons de Suisse romande, dont Véronique Ducret et Brigitte Berthouzoz. Il a été créé autour de la problématique du harcèlement sexuel dans la sphère professionnelle, pour être aujourd’hui pleinement reconnu comme un centre de compétence en matière de harcèlement au travail. Parallèlement, il s’est développé en tant qu’Institut romand de recherche et de formation sur les rapports de genre et représente un partenaire établi d’institutions, de structures et de projets visant à questionner et se former sur ces enjeux de société.

A sa fondation, l’idée de nommer l’institut « le deuxième Observatoire » était une référence à l’ouvrage de Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe (1949). D’autre part, proposer un « deuxième » Observatoire, pour « rendre visible ce qui est occulté » comme le précisait ses fondatrices, invite à questionner l’histoire des points de vue d’observation notamment dans le domaine de la recherche, de la formation et du travail, dans un référentiel séculaire non pas neutre mais construit au masculin. Les études Genre et plus particulièrement les épistémologies féministes ont ainsi apporté une relecture sexuée et intersectionnelle de nos organisations sociales et nous nous y affilions.